etre libre...

24/11/2011 15:36 par respect33

  • etre libre...

    etre libre...

    24/11/2011 15:36 par respect33

Tu es un électron libre, tu défies le vent

Tu te moques des ravages du temps

Tu t'adaptes, rien ne te touche vraiment

Meme l'amour...

Le travail est juste une source de revenu nécessaire

On ne te retient pas avec des heures supplémentaires

Les signes extérieurs de richesse, le luxe, t'indiffèrent

Seules te plaisent, les beautés de notre mère terre.

Tu es un électron libre, tu voles au firmament

Sans attache, sans valise, un minimum de sentiments

Sans passé, sans avenir tu suis le présent

Sans amour...

La gloire, la réussite, tu les laisses pour les ambitieux

Tu erres dans le ciel d'une galaxie qui brille de mille feux

A la recherche des chemins qui mènent à cette vérité

Que tant d'autre avec toi, ont commencé à chercher.

Tu es un électron libre, tu joues avec les éléments

Plongé dans le grand livre du savoir comme un enfant

Tu t'ennuies de la routine, des obligations du moment

Meme de l'amour...

Cet amour que tu diffuses avec réserve et sagesse

La passion charnelle, ses dérives et ses faiblesses

N'entrent pas dans ton monde conçu de raison

L'ivresse des sens et sa folie se perdent au bout de l'horizon.

Je suis un électron libre, je défie le vent

Je me moque des ravages du temps

Je m'adapte, rien ne me touche vraiment

Sauf l'amour...

Le travail est juste une source de revenu nécessaire

On ne me retient pas avec des heures supplémentaires

Les signes extérieurs de richesse, le luxe, m'indiffèrent

Seules la pensée, les grandes émotions me retiennent sur terre.

Je suis un électron libre, je vole au firmament

Sans attache, sans valise, en évitant les sentiments

Sans passé, sans avenir, je suis le présent

Malgré l'amour...

La gloire, la réussite, je les laisse pour les ambitieux

J'erre dans le ciel d'une galaxie qui brille de mille feux

A la recherche des chemins qui mènent à la communion des ames

A la connexion ultime, au commencement...un homme et une femme.

Je suis un électron libre, je joue avec les sentiments

Plongé dans le grand livre de la passion comme un enfant

Je m'ennuie de la routine, des obligations du moment

En revant d'amour...

Cet amour que je diffuse avec réserve et sagesse

La passion charnelle, ses dérives et ses faiblesses

Restent enfermés dans ma vie parallèle, bannie de raison

L'ivresse des sens et sa folie m'emportent au bout de l'horizon.

Nous sommes des électrons libres, nous défions le vent

Nous nous moquons des ravages du temps

On s'adapte, rien ne nous touche vraiment

Sans attache, sans valise nous volons au firmament

Aurons nous assez de volonté en nous et de force, cependant

Pour préserver, au-delà du présent, au-delà du temps

...Notre amour.

envie...

23/11/2011 16:11 par respect33

  • envie...

    envie...

    23/11/2011 16:11 par respect33

La nuit est douce

 Et mon coeur frissonne.

 Il voudrait par les jeux doux des amants

 Éveiller le feu de tes désirs

 Enflammer ton corps de brûlants baisers,

 L'ensorceler de mes ardeurs, Que de mon être, tu en deviennes fou

 Pour une nuit d'amour avec toi.

 Laisse-moi goûter à la saveur de ta peau

Afin de te combler,jusqu'à s'épuiser.

Tu es mon envie Viens, nourris ma faim de mes désirs de toi

 Mon corps,mon âme appellent à tes caresses

Je veux réinventer l'amour, rien que pour toi

 Mon amour fait moi renaître une seconde fois.

Je me blottie dans le ciel de tes bras...Aime-moi

toujours lui

23/11/2011 16:06 par respect33

  • toujours lui

    toujours lui

    23/11/2011 16:06 par respect33

Quand la douceur de mes mots

 Perce l'âme de ses déserts

 J'y découvre une oasis d'amour

 Qui se cache en lui.

 Au-delà du langage de nos coeurs

Qui se donnent en tendresse

 Je devine en ses silences

Ses blessures passées.

Sur le chemin secret de nos vies

 Il m'ouvre son coeur en encre parfumé

 Sa poésie est pur et clair comme la source

 Ou baignent mes jours d'espoir de lui.

Pour lui

23/11/2011 16:04 par respect33

  • Pour lui

    Pour lui

    23/11/2011 16:04 par respect33

J'aime les silences et les mots

 Qui peuplent mon esprit

 Quand parfois la nuit

J'invente des rêves

 Des histoires qui me parlent de lui.

 Aux heures sentimentales de mon coeur

Je me laisse transporter,amoureusement

 Et...comme un ressenti de douceur

 Son beau visage naît Il est là, tout près de moi

 Par la magie du rêve éveillé.

Pensée pour Bruno

23/11/2011 16:00 par respect33

  • Pensée pour Bruno

    Pensée pour Bruno

    23/11/2011 16:00 par respect33

Chacun ici bas est à la recherche d'un vrai bonheur, sans limite, ni contraintes, le bonheur qui soit tout simplement inconditionnel. L'essentiel de ce bonheur qui fait que l'on a une bonne raison de se lever le matin, une bonne raison de sourire sans en être forcé, une bonne raison de vivre sans avoir l'impression de survivre.

 Chacun aspire à être entouré de tout ce qui est beau, merveilleux et féerique, aspire à être entouré de gens qui nous épaulent dans les moments de peine, des gens qui nous prennent par la main dans les moments de solitude, des gens qui sourient avec nous quand on est heureux, qui nous soutiennent dans nos décisions, nos rêves d'avenir et nos espoirs.

Chacun souhaite qu'il soit un jour reconnu et accepté pour ses qualités ou ses défauts qui font de lui la personne qu'elle est aujourd'hui. Ne pas être jugé par de simple faits et gestes, faits au mauvais moment, par des dires qui fusent aux oreilles et a la bouche de tous, par un simple coup d'oeil ou par des interprétations qui nous paraissent si évidentes sur le coup et moins sures en analyse.

 Chacun cherche souvent à cacher le fond de son âme, pour paraître à la surface plus détendu, plus heureux, plus satisfait; pour paraître moins exigeant, moins compliqué et moins égoïste mais au final pour être un perdant ,pour ne pas avoir eu le courage d'assumer le choix de vie, d'assumer l’être que nous sommes et d'assumer le regard des autres sur notre vrai nous.

 On peut avoir côtoyé une personne chaque jour sans pour autant la connaitre mais n' avoir passé que quelques minutes au tel avec elle, pour avoir le pressentiment de l'avoir connu depuis toujours. C'est juste une question de se sentir bien, a l'aise, en osmose avec l'autre. C'est le sentiment qui m'envahie pour mon bel "inconnu" Juste quelques minutes m'ont suffit pour savoir qu'il n'était pas quelqu'un comme les autres, que sa douceur n'avait pas d'égal, qu'il était la paix et la quiétude incarné. Que son romantisme dépassait toutes mes espérances et moi qui, la passion qui est en vers et en proses, j'avais trouvé mon autre pour qui, pour la première fois, je n'ai pas su trouver le juste mot pour répondre aux paroles magnifiques posée entre les lignes de ce roman. Que l'humour était toujours entreposé entre chaque phrase Que la volonté et la détermination de se battre était admirable. Que la tristesse, l'angoisse, la peur ne l'accablait point, quelque soit les circonstances. Que ce n'est qu'une personne au coeur tendre, délicat et généreux qui ne demande qu'a être aimé et grandir, s'épanouir, vivre et vieillir auprès de la personne qui le soutiendra jusqu'au bout. Mon coeur, mon âme et ma mémoire ne sont pas prêts à t’effacer...

J'ai ce poison en moi...

22/11/2011 15:20 par respect33

  • J'ai ce poison en moi...

    J'ai ce poison en moi...

    22/11/2011 15:20 par respect33

J'ai ce poison qui coule dans mes veines depuis l'adolescence

 Chargé de chagrin, de doutes, d’espérances, venimeuses innocence

 Ce don de dire les choses, de les écrire, de souiller les feuilles blanches

 Salir de vérités la fraîcheur des robes du dimanche...

 Toi qui entrave ma vie, qui mets des chaines invisibles à mes poignets

 Toi que j'aime, toi qui m'obsède, qui me fige sur place, toi que je hais

 Ombre qui me suit jour et nuit, qui épie la moindre de mes pensées

 Jusqu'au plus profond de mon âme, tu viens me violer...

 J'ai ce poison qui entre dans mon coeur comme une drogue dure

Ce fluide injecté dans mon sang, de plus en plus insensible à ces piqûres

 J'erre dans cet univers, que je ne comprends pas, tel un fantôme déchu

 A la recherche de la lumière qui mène à l'absolu.

 Même si ce talent pousse à aller chercher au-delà de l’effort, l'essentiel

 Les mots infinis, chuchotés sont emprisonnés dans la routine existentielle

 Le venin des émotions s'étale page après page, dans la frénésie de la colère

 L'incompréhension nous pousse, dangereusement, aux portes des cimetières.

 

J'ai ce poison qui sensibilise tous mes organes vitaux, extrême souffrance

 De ne pas pouvoir atteindre le firmament, ne rencontrer que l'indifférence

 Et ce handicap que je traîne, j'aimerais à jamais, pouvoir y mettre un bâillon

 Amputer ce membre superflu, ce membre inutile que l'on nomme "inspiration".

 Je ne vie que d'illusions, un monde utopique, le romantisme, la belle saison

 faire comprendre aux hommes la valeur de l'amour, la paix, le bonheur

 Combatre l'injustice, savoir pardonner aussi, l'erreur humaine

mais le souffle du temps qui passe me fatigue, et lentement m'entraine..

.

Vers les regrets et l'amertume, les remords et la lassitude, la raison

 De n'avoir pas su trouver la voie qui menait vers l'acceptation

Avoir choisi la facilité, d'avoir peur, d'échapper aux remises en question

Pour mettre mon talent en jachère, à la première occasion.

 

Oui, j'ai ce poison qui coule dans mes veines, était ce vraiment une chance?

 Je n'ai pas su saisir les signes qui me poussaient vers cette évidence

A présent je vis avec ce boulet qui rend pénible chacun de mes pas

 je resterai comme beaucoup de mes semblables en retrait, l'anonymat...

 Artistes maudits, attendez moi, accueillez moi, je viens à vous

 Sur terre, rien à changé, ils sont toujours aussi fous

 Depuis des siècles, ils n'ont toujours rien compris

 Pourtant tous les plus grands, à leur façon, l'ont peint ou écrit

 Que l'amour et le partage étaient l'essence même de la vie.

On m'a demandé...

22/11/2011 11:18 par respect33

  • On m'a demandé...

    On m'a demandé...

    22/11/2011 11:18 par respect33

Pratiquement endormie comme la belle au bois dormant

 Dans ce lit médicalisé, enveloppés dans des draps blancs

J'ai perçu son souffle infime alors que ces yeux clos

Cherchaient le vide, la douceur d'un instant de repos.

 Pourtant on m'a demandé de lui parler

 Pour la tenir constamment éveillée

Même si son corps ne demandait qu'un peu de sérénité

 Apres la douleur qui l'avait si longuement, secouée.

Je lui ai posé des questions sur sa vie

 Ses buts, sa famille, ses rêves et ses envies

Et j'ai compris que cette femme était la beauté

 De toute la générosité incarnée.

 Elle me souriait malgré ses paupières fermées

 En me parlant de son métier, de ses activités

Au sein d'une association d'entraide qui chaque jour

 Redonne aux autres un peu de réconfort et amour.

 Alors j'ai continué de lui parler

 Pour la tenir toujours un peu plus éveillée

 En insistant gentiment par moment

 Pour que sa voix transperce le néant.

 Les héros ne sont pas forcement surpuissants

 Cette femme si frêle en est le plus troublant

 De tous les exemples car juste son sourire

 Redonne l’espoir à ceux qui ne veulent plus souffrir.

 Puis je me suis arrêté de lui parler

Quand, enfin le médecin est arrivé

Je suis repartie avec beaucoup d'émotion

 Pour cette femme qui mérite toute mon admiration.

 Madame je vous dit merci pour tous les démunis

 Qui prés de vous, retrouvent un abri, un but dans la vie

 Il y a des moments forts, qui peuvent paraître insignifiants

 A ceux qui, hélas ne peuvent pas comprendre ces sentiments.

 Pourtant, j'ai encore envie de vous parler

 Sans avoir besoin, cette fois, de vous tenir eveillée

 Et entamer avec vous un dialogue sur l'amour universel,

Qui, dans ce monde brutal, vous rend, Madame, Essentielle.

François

22/11/2011 10:41 par respect33

  • François

    François

    22/11/2011 10:41 par respect33

Il n'y a rien de plus beau que le regard de l'artiste ému

Par un matin qui se lève, brumeux, sur de vastes étendues,

 En un coup de pinceau expert, les rayons dorés s'illuminent

 Pour qu'un nouveau jour prometteur, lentement se dessine...

 Vois-tu les reflets, la splendeur de la nature qui renait

 A chaque soupir les couleurs se figent en un trait épais

Comme si une enveloppe protectrice venait simplement couvrir

 Le monde et le draper, avec douceur, pour affronter l'avenir.

 Il n'y a rien de plus moqueur que le regard de l'artiste sidéré

 Par toutes les imbécillités soit disant culturelles de notre société

En gros plan, il scrute avec dégoût les fausses larmes et émotions

 De tous ces shows voyeurismes et égocentriques de la télévision.

 Vois-tu les visages maquillés, les corps parfait trop modelés,

 Ces nouvelles stars qui font vibrer les adolescents qui veulent ressembler

A tous ces inconnus qui un jour, veulent passer à la postérité

 Même si, en guise de paillasson, on s'essuie les pieds sur leur fierté.

 Il n'y a rien de plus triste que le regard de l'artiste éperdu

Par la beauté des grands sentiments, l'amour inconditionnel mis à nu

 Qu'il intensifiera par une musique, une chanson, des sons harmonieux

Qui vont feront maître une larme au coin de vos yeux.

 Entends tu ce refrain, ce credo, ces notes mystiques envolées

Vers les cieux, vers l'au-delà, vers la sérénité, l'immensité

 Laisse-toi guider par cette portée magique, continue de rêver

 Ton esprit entier se met à vivre pleinement en toute liberté.

 Il n'y a rien de plus brutal que le regard de l'artiste révolté

 Par la puissance de l'argent ou la soif de pouvoir jamais étanchée

 En un clic, il immortalise en une photo toute l'horreur

Des guerres, des injustices, l'esclavage des peuples qui ont peur.

 Ne baisse pas les yeux, regarde ce cliché ensanglanté

Hélas, de telles images font sensation dans notre société

 Même le malheur se monnaie, j'ai envie de vomir

 Comment peut-on laisser le monde entier souffrir.

 Et pourtant, il n'y a rien de plus beau, de plus émouvant, de plus troublant

 Que le regard de l'artiste qui croit en l'utopie d'un monde accueillant

 Ou tous les êtres vivants naissent libres et égaux sur notre si belle terre

Qui nous offres ces bienfaits, depuis des millénaires...

Lis ces mots, les mots de l'écrivain, les mots du poète, du sage

 Depuis des siècles, l'amour, le bonheur s'écrit sur les pages

 Dans les livres, sur les pierres, le temps fait fi des civilisations

 Les murs respirent encore les mots de ces hommes de bonnes intentions...

Conséquence ...........

18/07/2010 12:17 par respect33

  • Conséquence ...........

    Conséquence ...........

    18/07/2010 12:17 par respect33

Le combat que je mène aujourd'hui

Est une lutte acharnée de chaque instant

Tout réapprendre pour retrouver ma vie

Car je suis devenue boulet impotent.

J'apprends à marcher, manger et reparler

Parfois meme on me demande de sourire

Et quoi que nous puissions tous imaginer

Chaque jour n'est pas une partie de plaisir.

Oh mais je ne me plains certainement pas

Car je paie le prix de toutes mes erreurs

Il ne fallait surtout pas céder au désarroi

Mais lache j'ai été devant les douleurs.

Les douleurs d'un coeur abandonné

Ajoutée à celles d'une longue maladie

Ont eu raison de mon semblant de bonheur

Alors un matin j'ai décidé de quitter ma vie....

La mort aussi n'a pas voulu de moi

Et pour vraiment me le faire sentir

Royale, elle m'a offert un long coma

Avant de me voir, elle exigeait de m'anéantir.

Aucun des deux combattants n'a réellement gagné

Ni la mort qui m'a laissée sur ce trottoir brumeux

Ni moi, qui maintenant n'a plus toutes ses facultés

Et j'affronte le regard des miens qui sont malheureux.

Je refuse leur pitié et leur fausse compassion

Car cela ne m'apporte aucun soutien

J'ai plutot besoin d'une véritable solution

Pour retrouver l'envie de poursuivre mon chemin.

En moi....personne ne me fait plus confiance

Ils ont mis sous clé tous les médicaments

On ne me pardonne pas ces longs mois d'absence

Je suis devenu pour tous, un petit enfant.

Je ne parle plus, les mots ne passent pas

Ils refusent de sortir de ma bouche

Dire ce que je ressens, je ne peux pas

Alors pour etre invisible je reste sur ma couche.

Les combats que je méne seule aujourd'hui

Sont simplement d'etre heureuse, d'etre en vie

Afin que les personnes je m'aime,oublie

Que leurs coeur j'ai détruis.....

Reves oubliés

18/07/2010 11:48 par respect33

  • Reves oubliés

    Reves oubliés

    18/07/2010 11:48 par respect33

Je grimpe une à une, les marches de l'escalier grinçant qui mène au grenier de mon ésprit.

Mes pas mal assurés reflétent le sentiment de crainte qui habite mon coeur. La vieille porte en bois cache derrière elle, des tresors inestimables, les trésors de tous mes plus beaux reves.

La vieille clenche, sous mes doigts tremblants, cède.

Dans l'unique pièce, les rais de lumières imposent un calme religieux. Les toiles d'araignées blanchatres mélées à la poussière accumulée donnent à l'ensemble, une teinte virginale.

Au centre, entre les fauteuils à bascule, les vieux jouets, livres, photos jaunies et papiers défraichis, trone, marginal, un coffre en bois avec des serrure d'argent.

Je détache à mon cou, la clé pendue depuis des années. Je vais l'ouvrir pour me remémorer tous mes secrets cachés.

J'y trouve mes envies d'éspoir, cette petite fille qui reve d'un monde en grand, un monde gentil, fait de sourires, de poésie, de féerie. D'un coup, toutes les princesses endormies, s'éveillent en baillant et main dans la main, commencent devant moi, une farandole.........

J'y trouve mes envies d'amour, cette jeune fille qui reve de prince charmant, de ballades romantiques au bord de la mer, de feu de cheminée en hiver, de promesses d'amour, de toujours.

Alors, sur son cheval blanc, le prince, devant mes yeux, sort son épée pour écarter les dangers et me prendre dans ses bras rassurants.

J'y trouve mes envies d'extase, cette femme fleurie qui s'abandonne au sens des plaisirs. Comme un tournesol, elle danse autour du soleil du désir et dans le plus beau des soupirs, se laisse cueillir.

Soudain, dans un sanglot, en levant les yeux, je me retrouve face à mon image, dans un vieux miroir à la glace brisée, trouble. Je contemple cette femme, bientot à l'automne de sa vie, qui n'a rien compris, qui n'a rien suivi. Et les larmes se mettent à couler en un torrent de détresse.

Les princesses mouillées, le prince trempé, le soleil éteint du désir regagnent l'éspace protégé du coffre douillet, dans un cri d'affolement.

Puis, dans le miroir, mon visage se ride, se durcit. Un sourire figé, un regard absent envahissent mon etre tout entier. Insipide, tout devient insipide.

Je me relève avec le dos et les membres courbaturés. J'ai l'impression d'avoir 100 ans, de venir du néant. Le coffre au couvercle non reférmé, se remplit de toute cette tempete de tristesse dévérsée. Mes reves, les uns aprés les autres prennent une odeur de putréfaction, de rance, des couleurs délavées.

Je n'ai pas le courage, ni l'envie de le reférmer, je préfère tout laisser faner. Je laisse la porte de mon grenier ouverte, je dévale le plus vite possible les marches qui, sous mes pas, sous leurs grincements me donne une impression de souffrance.

J'ai envie de quitter mon ésprit, de partir vers l'infini, tout laisser ici, recommencer une autre vie, ailleurs, ne plus commettre les memes erreurs, ne plus faire de reves illusoires.

La clé entre mes mains me brule...Alors je la jette le plus loin possible, je la jette au vent et peut importe qui la ramasse, je n'ai plus le moindre sentiment.

J'aurais aimé me réveiller et me dire que ce n'était qu'un cauchemar, du surmenage, que je suis fatiguée. Cela n'a aucune influence sur aujourd'hui ou demain, l'heure tourne. Dans le brouillard et la nuit hivernale, verglacée, enneigée, je dois fermer à clé la porte de l'appartement et partir dans un soupir, pour aller.......Travailler......Dure réalité.