Nouvelle femme...

14/10/2008 11:56 par respect33

Je suis assise sur le temps.

Les fesses bien calées sur ma balancoire.

Ne me demandez pas ou elle est

accrochée.

Peut-etre sur des poteaux roulants.

Puisque le paysage change à tous moments

et délile sans cesse.

Je refuse l'amertume.

Chaque chose, en elle, porte sa moisson.

L'éloignement aussi est si dur,

mais la vie est faite de ruptures.

A bien penser, on y perd la tete.

Un autre moment suit. Il fait tout oublier,

efface les sillons du passé.

Gymnastique de l'ame

labourant en moi

une nouvelle femme...

Histoire de vie...

14/10/2008 11:48 par respect33

Les lois m'ont mise au monde avec la force

de penser.

Je ne m'en étais pas souciée.

Trente ans, bonne enfant que j'étais,

j'ai laissé le monde me mener, me malmener.

Puis vint la rupture.

Prendre ma vie en main. L'interroger.

Qu'avais-je fait de mon temps?

Croire que les homme pouvais aimer,

un mari, trois enfants.

Ma fonction était faite.

Ma réputation de bonne mére aussi.

Dans ce milieu affamé de chair vive.

Une tribu de cannibales pour dépecer

ma jeunesse et ma beauté.

Naive était ma faim de vivre.

Naive ma curiosité.

Ainsi j'abordais leur monde,

les mains ouvertes, sans compter.

Heureuse de vivre et de partager.

La cécité du coeur peut etre dangereuse.

Elle l'était!

Je ne savais pas me défendre.

Depuis, j'ai appris à le faire.

Je m'étais données, entière, a ces hommes que je croyais,

compagnon de vie.

Illusions!

C'etait bien à cette vie qu'il fallait échapper,

au prix de la folie.

Et depuis

Afin que ma pensée ne s'arrete

je n'arrete plus de penser.

Je me livre aux étincelles.

Les souvenirs me brulent.

Mes enfants, mon sang, mes reves,

grandiront sans pere à leurs coté.

Quand la tristesse m'accable,

et que la douleur me submerge,

je sens mes frontiéres se distendre

et se tordre.

Je me prends en charge et je m'en vais.

Plus la douleur est forte,

plus le voyage est lointain.

Et quand viendra l'heure du dernier,

celui du sans retour,

je le ferai à ma maniére aussi,

les yeux bien ouverts.

Pour moi, fille de ce monde, rien n'était trop beau,

rien n'était trop loins.

Mon passé ne cesse de s'allonger

Le présent m'enivre

L'avenir me désigne.

Entre temps j'ai refait le monde.

Et j'arrive au septiéme jour.

Ce monde...

14/10/2008 11:24 par respect33

Une relation c'est comme les vagues,

des allers, des retours.

Insondable, le mouvement de l'univers.

La température s'élève, la vision s'éstompe.

Ou sont'ils ceux qui pensent voir l'avenir?

Je ne demande que la force de vivre

au jour le jour.

Moi qui pensais tout faire avec la joie,

dans ce monde ou tout pése...

Un pas en avans, trois pas en arriére.

Comment sortir de ces décombres,

de cette jungle?

Mieux vaut vivre avec des singes,

à l'air libre, dans un parc entretenu.

Ici nulle place pour l'individu.

Voyage

14/10/2008 11:18 par respect33

Quelles sont les substances chimiques pour

doser la bonne humeur, la joie, le bonheur?

Quelle glande sécréte le venin

qui empoisonne mon jardin?

Et si tout était écrit d'avance!

Pourquoi ne me preterais-je pas,

simple amphore,

pour que ce fluide me remplisse?

Et moi, avec mon coeur,

mes veines et mes viscéres,

de ma lévre inférieure

à ma lévre supérieure,

ne serais-je la gardienne

de cette force déposée en moi?

A moi de la couver, de la faire grandir.

Energie ambulante je suis.

Elle avance en moi.

Innocente que je suis

je me prends

pour celle qui agit.

Et j'arrive à toi.

Je t'ai preté mon souffle,

mon cerveau, ma chair.

Tu m'habites. Je te choie.

quel dessein as tu pour moi?

Sur quelle dérive mettras-tu le cap?

Si tu me garde à bord,

souffle un bon coup

pour que les mats tiennent.

Si tu me lache, je n'aurai pas peur.

En voyage je suis passée reine.

La vie...

14/10/2008 11:06 par respect33

  • La vie...

    La vie...

    14/10/2008 11:06 par respect33

Je demande plus à la vie.

Ce n'est plus le temps des babillages.

Profondes profondeurs atteignent

les mouvements de mon ame.

Je colle plus fort à la vie.

Je n'ai plus peur de la mort.

Mon champ visuel s'élargit.

Je prétends à l'infini.

Qu'importent leurs critères.

Ma réussite est mienne.

Je l'embrasse toute entiére

et personne ne peut, comme moi,

la savourer.

Vie...

14/10/2008 11:00 par respect33

  • Vie...

    Vie...

    14/10/2008 11:00 par respect33

Le ventre de la terre, le ventre de ma mère.

Ma gestation, mon incubation,

ma force, mon délire charnu.

La naissance de mon énergie.

Tout se conjugue en un seul et meme point:

ma matrice.

Entourée de mes ovaires, elle soutient

l'amas de mes vertébres,

propulsant le balancier de ma pendule.

Je suis femme, mère, amante et mouvante.

Substance du mouvement éternel,

concevant et procréant énergie,

idées, enfants et bonheur.

J'ai accouché.

A plusieurs reprises, j'ai donné le jour.

J'ai senti les douleurs de la gestation.

J'ai vu de mes propres yeux mon enfant a

terre entre mes cuisses.

J'ai accepté la douleur, j'ai accepté la vie.

Consciente de cette interdépendance,

ne pourrais-je etre livre?

Couper le cordon?

Equilibriste, funambule, concertiste de mon

énergie, mon corps est lié à mon ésprit.

Je me demande qui provoque qui?

Des couleurs, des formes, des lumiéres et

des mots parcourent la bande magnétique

de mon orbite.

Faire connexion avec.

Comprendre, interpréter.

Puis choisir avec plaisir

ce qui va dans le sens de mon destin.

J'y arrive par moments.

Une sensation de bien-etre,

d'un chez moi, m'enrobe.

Voila comment je progresse.

Comment ma colonne se redresse.

Mon ventre se relache

et je me remets à la tache.

Mon etre...

14/10/2008 10:44 par respect33

  • Mon etre...

    Mon etre...

    14/10/2008 10:44 par respect33

Je n'ai plus envie de dissiper la douleur,

j'ai envie de l'apprivoiser.

D'aller en profondeur, de sonder sa cause.

Dissiper l'effet ne m'intéresse plus.

Nuit des temps, sondage d'abimes,

mémoire supréme.

Il est temps de ne plus avoir peur.

La plongée est difficile.

Ma tete cogne. Mes oreilles bourdonnent.

Ne te prends pas pour une victime.

Un contact urgent avec ton etre, en lachant

les barrières, sans drogues, ni additifs.

Et tu vogueras au gré de tes besoins,

éliminant la crainte.

J'aime à m'asseoir et sentir l'énergie circuler

dans mon corps.

Une émotion forte la fait monter.

Une relaxation profonde la fait descendre.

Mes épaules dégringolent de leur haut

perché et mon assise bénéficie de l'effet.

Un café, une cigarette, la soif, la faim,

la lumiére ou l'obscurité

jouent sur les corpuscules hérissés

qui tapissent mon etre.

Vivre...

14/10/2008 10:18 par respect33

  • Vivre...

    Vivre...

    14/10/2008 10:18 par respect33

Toutes ces sources qui se rencontrent en

moi pour créer un nouvel etre.

Ces instants de confusion

ou les lignes affluent de tous bords.

On ne change pas, on se transforme.

C'est en moi seule que réside ma qualité.

Origine, famille, rencontres et hasards

n'y sont pour rien.

Je suis la jonction de tout.

Redistribuer les cartes.

Célébrer une danse intérieure.

Obliger l'autre à y prendre sa place,

puisque j'ai pris la mienne.

Ne te fie pas au passé,

aux choses apprises.

Forge-toi un autre sort,

à ta taille, à ta mesure.

Trouve-toi une ouverture.

Une porte et la clé,

et toute la poussée du désir.

Tu sais jouir de la vie.

Crier, chanter, rire.

Le bonheur te sied à merveille.

Il éclate par moments,

imprévisible, fou, insondable.

Oui. Le bonheur est une vocation.

???

14/10/2008 10:02 par respect33

  • ???

    ???

    14/10/2008 10:02 par respect33

Il y a des gens nés pour pleurer,

d'autres pour rire.

Je fais partie des seconds.

Il me tarde de trouver mon plaisir.

Les autres ont leur plaisir ailleurs.

Moi, dans mon désir.

Point d'attache, point d'ancrage.

Je vole, je migre et reviens à loisir.

Quand la fatique reflue,

mes viscéres tressaillent.

La corde est raide,

l'équilibre rompu.

J'ai peur du gouffre qui s'ouvre,

de l'abysse intérieur.

Un funambule en moi cherche un appui.

J'ai peur de perdre le fil,

d'ouvrir la porte de l'inconnu,

de ne plus savoir ou je suis.

J'ai peur de me confondre à toi,

à moi et à autrui.

Réalité...

14/10/2008 09:53 par respect33

  • Réalité...

    Réalité...

    14/10/2008 09:53 par respect33

Accepte-toi comme tu es.

Une logique différente du quotidien

s'installera d'elle-meme.

Quand tu es optimiste,

quand tu souris malgré les problémes,

ce n'est pas de l'inconscience.

C'est un regard différent sur la vie.

Laisse ton imagination voguer au fil des jours.

Ne te juge pas béate et irréaliste.

Ne te mets pas bille en tete.

Laisse faire les circonstances.

Mais veille bien, à l'arriére plan,

sur ta saveur, sur ton essence.

Croire au bonheur, humblement,

faire les exercices nécessaires pour y arriver.

Se vider tous les jours, et tous les jours

absorber de nouvelles énergies.

Rejoindre le monde immense des reves.

Espaces, torrents, riviéres, ocean

ou je plonge,

devenez mes reves éveillés.

De la fiction s'engendre une nouvelle réalité.